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Loi Pinel Puyricard (13)

Loi Pinel Puyricard (13)

Programme loi Pinel à Puyricard (13)

Le plateau de Puyricard s'étend sur 6000 hectares et forme la section Nord de la commune d'Aix-en­Provence, dont il fait partie intégrante et dont il représente le tiers en surface, puisque Aix recouvre 18000 hectares. Indépendamment des avantages et de la richesse de son sol, le terroir de Puyricard est remarquable par sa position géographique.

Puyricard est éligible à la loi Pinel : elle est située en zone A et son plafond de loyer au mètre carré est de 12,00 euros.

Situation géographique de Puyricard

Son point culminant est la colline de la Trévaresse qui le domine au Nord. Son altitude est de 501 m au-dessus du niveau de la mer, vers la propriété Dupail et de 299 m à l'ancienne gare de Puyricard.

La colline de la Trévaresse porte un nom qui remonte à l'Antiquité et qui signifie "colline très fréquentée". En effet, dans un temps très lointain, elle était le passage en plusieurs points d'un réseau de pistes et de chemins, entre autres les chemins "saliers" par lesquels on transportait le sel depuis Berre vers les Alpes en traversant la Durance entre le Puy Ste Réparade et Pertuis.

Au Sud, se trouvent la Barre de Célony et Entremont dont nous reparlerons plus tard. Plus loin, au-delà de la vallée de l'Arc, on aperçoit les montagnes de l'Etoile, du Pilon du Roi et de la Ste Baume.

A l'Est, la commune de Venelles, avec en toile de fond la montagne Ste Victoire dont la silhouette se détache dans le ciel, attirant tous les regards et dont l'aspect et les couleurs changent en fonction du temps et de l'endroit où l'on se trouve.

Au Sud-Ouest, la commune d'Eguilles et au couchant celle de St-Cannat.

Puyricard était à l'origine et demeura jusqu'au Moyen-Age, semble-t-il, en partie couvert d'une immense forêt. Il est hors de doute que les chênes, assez nombreux, que l'on trouve encore un peu partout ainsi que dans les grandes propriétés ou sur les versants de la Trévaresse, sont les rejetons des arbres de cette ancienne forêt.

On peut penser que le nom de Puyricard vient de nos aïeux et du lieu où ils habitaient:

Puy = Podium = lieu élevé

Ricard = Ricartinom = Ricartin.

Histoire et Patrimoine de Puyricard

Puyricard au temps des Grecs et des Romains.

L'histoire de Puyricard est si riche qu'il est difficile d'en faire un résumé. Cette histoire est fortement liée à Aix et aux régions environnantes.

Nos ancêtres construisaient leurs villages sur les hauteurs; ces villages, le plus souvent fortifiés, étaient nommés "Oppida".

Les Celto-Ligures ou Gaulois étaient divisés en peuplades dont la plus puissante était celle des Salyens qui s'étendait sur toute la Provence, mais dont le Centre, "la Capitale", si ce mot n'est pas trop ambitieux, se trouvait situé sur le Plateau d'Entremont, site avantageux et facile à défendre.

Les fouilles qui ont été effectuées sur l'Oppidum d'Entremont ont permis de remonter aux temps préhistoriques. En 1817, des ecclésiastiques découvrent sur le site des bas­reliefs de guerriers à cheval. Ces découvertes, malgré la curiosité et la passion vouées à cette époque à l'histoire des Gaulois, ne furent pas exploitées et Entremont tomba dans l'oubli jusqu'à 1942. A cette époque, les Allemands, aménageant une plate forme pour y établir une batterie de défense aérienne, mirent à jour des vestiges. Des recherches importantes ont été réalisées depuis cette époque, mettant en évidence l'existence Salyenne en ce lieu. On peut voir au Musée Granet "l'Archéologie d'Entremont" et surtout visiter le lieu.

On a trouvé à Entremont, comme dans tous les habitats qui datent de cette époque, des amoncellements considérables de pierres, des assises de murs non cimentés, des restes de travaux de défense.

Les Salyens faisaient des poteries assez grossières dont on a retrouvé de nombreux fragments. Leurs costumes, leurs usages et leur religion étaient ceux de l'ensemble des Gaulois. C'était aussi d'intrépides chasseurs.

Vers 600 ans avant J.C., une colonie grecque arrive par la mer, s'installe sur la côte et établit les fondements d'une ville qui deviendra Marseille et devient une menace pour les Salyens.

Les Salyens ne voient pas d'un bon oeil l'arrivée de ces étrangers ils organisent avec les peuplades limitrophes une résistance contre les Phocéens. Ceux-ci sont menacés d'autre part, par les intrusions des tribus des Allobroges et des Arvernes, et pour se défendre ils appellent à l'aide les Romains.

Les légions romaines arrivent avec à leur tête leur chef, Sextius Calvinus. Les Salyens sont vaincus en 123 avant J.C. et l'Oppidum d'Entremont fut détruit et abandonné.

Fuyant Entremont, les Salyens se répandent sur la plaine au Nord (aujourd'hui Puyricard), tandis que Sextius Calvinus prend pied au Sud d'Entremont dans une plaine où se trouvaient d'abondantes sources d'eau chaude et fondait "Aquae Sextiae" qui devint Aix-en-Provence.

Les Romains, attirés par la fertilité du sol, la pureté de l'air et la splendeur du paysage, établirent sur notre terroir des "Villas", c'est-à­dire des maisons de campagne, et les Salyens furent soumis à la civilisation des vainqueurs, à leur langue, leurs coutumes et leur religion.

Ils manifestent, disent les historiens, une certaine résistance, mais ce fut l'empereur Tibère qui les anéantit définitivement au début du ler siècle.

Après la conquête de notre pays, les Romains établirent solidement leur administration et accomplirent de grands travaux. On voyait encore, il y a quelques dizaines d'année, des vestiges de voie romaine bien conservés malgré les siècles, de la montés St Eutrope au quartier des Platanes; des aqueducs, et plus loin des arènes ou des théâtres comme Arles, Orange ou Nîmes.

On a trouvé jadis en grand nombre des pièoes, des médailles, des débris d'armes, des casques, des cuirasses dans plusieurs quartiers de Puyricard.

Ex: St Jean, Rians, Truyas, Michaëlis, la Dauphine, etc.., objets qui ont malheureusement été dispersés. Dans d!anciennes bastides, on peut voir encore, d'une façon indiscutable, l'empreinte de la civilisation romaine, ainsi que le nom qui est toujours le nôtre : Provincia Romana qui est devenu la Provence.

Dans ces premiers siècles, notre région est évangélisée par les disciples du Christ : Lazare, Maximin, Madeleine, St Mitre.

Puyricard :  Des Romains au Moyen Age.

Pour comprendre l'histoire locale, il faut la situer dans l'histoire générale du Pays. Lorsque vers l'an 550, Clovis vint assiéger Arles, les barbares sont vaincus et la Provence est rattachée au Royaume de France. Plus tard, de 843, mort de Charlemagne a 1846, date de la signature du traité d'union où est signé le traité de la Provence à la France, l'histoire de la Provence se sépare nettement pendant des siècles de l'histoire de France. Ce qui n'empêche pas les invasions de recommencer.

En 879, le 15 octobre, Boson s'est proclamé roi sous le titre de : Roi d'Arles. Il était le beau­frère de Charles le Chauve, Roi de France. Il mourut en 887 laissant à ses successeurs un royaume déchiré. Sa famille continua à régner sur la Provence, mais elle eut fort à faire avec la puissante maison des Baux qui possédait plus de cinquante places fortes, appelées "terres Baucenques". Plus tard elle en aura même davantage.

C'est à cette époque que les villes se constituent en communautés, dirigées par les Consuls, élus parmi les chefs de famille.

Il y avait à ce moment-là de nombreuses seigneuries indépendantes qui ont démembré le Comté de Provence et en ont affranchi les Comtes. Le morcellement du territoire en petits souverains, (comtés, vicomtés, baronnies) devait aboutir à la dynastie puissante des Comtes Catalans celle des Baux. Parmi les terres Baucenques se trouvait le château fort de Puyricard et d'autres domaines.

La "statistique des Bouches du Rhône" nous apprend qu'un château fort avait été construit vers le onzième siècle sur le monticule de l'ancien village dévasté par les invasions barbares; qu'il était entouré de remparts et fortifié de bastions ainsi que d'une tour d'où il commandait toute la plaine. Cette tour est encore visible aujourd'hui, elle est connue sous le nom de "Pigeonnier du Castellas".

Après que Guillaume Ier, comte de Provence, appelé Guillaume le Libérateur, puisqu'il avait fini d'exterminer les Sarrasins, eut rétabli le calme, on commença à reconstruire grossièrement; les gens étaient trop pauvres pour faire mieux.

Les cheminées n'existaient que dans les maisons des Seigneurs; ailleurs, la fumée sortait par un mur lorsqu'elle ne sortait pas par une fenêtre ou par la porte.

Au VIème siècle, la langue usuelle était le latin. Dans les églises, le peuple comprenait les psaumes que l'on chantait en Grec.

La vie privée était la même ou a peu près que celle que la domination romaine avait établie. Aux Xème et XIème siècles, l'argent était très rare. Les dots des femmes s'acquittaient avec du bétail et les achats de terre ne se faisaient pas autrement. En l'an mille, d'après les croyances populaires, le monde devait finir. Les gens éprouvaient de grandes craintes et pratiquaient toutes sortes de pénitences pour s'amender croyant leur fin prochaine. Le clergé lui-même s'astreignit à une discipline ecclésiastique sévère.

L'an mille étant passé sans qu'aucune catastrophe se fut produite, les moeurs se relâchèrent.

Puyricard, tout comme la Provence, a été longtemps le théâtre des batailles et du tiraillement de ces dynasties qui voulaient posséder le pouvoir.

Puyricard au moyen-âge

Après la destruction de l'ancien village par les Maures, il n'y eut plus sur le "monticule" qu'un château-fort et ses dépendances. Cette forteresse avait été construite pendant le onzième siècle. Elle était entourée de remparts et fortifiée de bastions, ainsi que d'une tour qui existe encore. Sans doute, les Comtes de Provence d'alors, les Bérangers, Princes catalans, la firent élever par mesure de sécurité, dans la crainte d'une nouvelle invasion de barbares et aussi, pour se prémunir contre les attaques dont ils étaient menacés du côté de la Maison des Baux, jalouse du Comté de Provence.

D'après "la Statistique des Bouches du Rhône", ce château-fort était possédé en 1167 par un Seigneur nommé Bertrand de Puyricard et en 1289 par Raymond, Seigneur de Puyricard qui étaient membres de la famille des Baux, lesquels, par transaction avec les Comtes de Provence, furent en possession du château-fort de Puyricard jusqu'en 1376.

Revenant un peu en arrière, on voit qu'en 879, la Provence a été séparée de l'Empire Français et érigée en royaume pour l'ambition d'un Seigneur nommé Boson, qui, le 15 octobre de cette même année, s'est proclamé lui-même Roi, sous le titre de "Roi d'Arles". Il mourut en 887 laissant un royaume déchiré par des luttes et la cupidité des ambitieux.

Sa famille continua à régner sur la Provence, mais elle eut fort à faire avec la puissante maison des Baux qui possédait plus de cinquante places fortes, appelées "terres baussenques".

C'est à cette époque que les villes se constituent en communautés, dirigées par des conseils, élus parmi les chefs de familles.

Il y eut à ce moment-là de nombreuses Seigneuries indépendantes qui ont démembré le Comté de Provence. Le morcellement du territoire en petites souverainetés et seigneuries indépendantes (comtés, vicomtés, baronnies) devait aboutir à la dynastie puissante des Comtes Catalans, celle des Baux. Parmi les terres baussenques concédées par transaction entre les Comtes de Provence et ceux de la Maison des Baux, il y avait entre autres le fief de Puyricard et l'arrière-fief de St-Jean de la Salle, autrement dit le Grand Saint Jean.

Lorsque Guillaume ler, Comte de Provence, appelé Guillaume le Libérateur, puisqu'il avait, vers 968 fini d'exterminer les Sarrasins, eut rétabli le calme, on commença à reconstruire grossièrement. Les gens étaient trop pauvres pour faire mieux. Les cheminées n'excrétaient que dans les demeures des Seigneurs; ailleurs la fumée sortait à travers un mur, lorsqu'elle ne sortait pas par une lucarne ou par la porte. L'argent était très rare. Les dots des femmes s'acquittaient avec du bétail et les achats de terre ne se faisaient pas autrement.

C'est sans doute à cette époque que commença à s'ébaucher le village actuel.

En l'an mille, d'après les croyances populaires, le monde devait finir! Les gens éprouvaient de grandes craintes et pratiquaient toutes sortes de pénitences pour s'amender. Le clergé lui-même s'astreignit à une discipline ecclésiastique sévère. L'an mille étant passé sans qu'aucune catastro he se fut produite, les moeurs se relâchèrent.

Dans le prochain numéro, on verra comment après la mort, de Raymond-Béranger IV, décédé sans héritiers, la Maison d'Anjou hérita par les femmes, issues de la dynastie des Catalans, du Comté de Provence.

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