Comprenez la défiscalisation
en quelques clics !

Numéro vert : 09 52 57 30 37
ou

Maintenir les versements sur le PERP en 2018

L'arrivée imminente du prélèvement à la source, prévu à partir de Janvier 2019, jette dans l'esprit des contribuables (mais également des professionnels du patrimoine) de nombreuses incertitudes. En réalité, cela est surtout dû au fait que ce nouveau mécanisme s'accompagne de toute une série de réformes fiscales.

L'une des plus importantes incertitudes est l'utilité de maintenir les dispositifs de défiscalisation pendant une année qui pourrait s'apparenter à une année blanche.

En effet, le principe est que pour 2018, les contribuables paient leur dette fiscale sur les revenus 2017, et à partir de 2019, les contribuables paient leur dette fiscale pour les revenus 2019. De ce fait, en suivant la logique de ce principe, le PERP ne permet pas de réelle déduction fiscale sur l'année 2018. 

Alors, de nombreux épargnants sont tentés de ne pas verser de liquidités sur leur plan, puisque ne bénéficiant pas de l'avantage fiscal étant lié. La stratégie (simpliste) qu'ils souhaitent mettre en place consisterait à éviter des versements fiscalements inutiles (en année blanche) et les reprendre logiquement en 2019. De plus, le principe consistant à verser librement des sommes sur son plan sans être tenu à un seuil ou à un échéancier devrait le leur permettre.

Mais malheureusement pour ceux se croyant aussi malins, le Législateur a adopté un amendement au projet de loi de finance rectificative, qui oblige l'épargnant à maintenir ses versements sur son PERP même en 2018. Plus précisément évidemment, l'épargnant n'est pas formellement contraint de le faire, mais le mécanisme suivant démontre pourquoi la suspension des versements conduit à un désaventage fiscal. C'est très simple: si les versements de 2018 sont inférieurs aux versements de 2017 et de 2019, alors la déduction fiscale en 2019 résultera de la moyenne des versements effectués en 2018 et 2019. Ce qui signifie que l'épargnant doit maintenir son niveau de versement pour éviter une pénalité qui ne dit pas son nom. Cela constitue un bémol concernant ce plan, car on voit clairement que le Législateur a privilégié un dispositif qui a déjà du mal à séduire par rapport à l'indépendance financière des épargnants.

Il faudrait bien se rendre compte que les versements 2018 ne seraient pas déduits. Illustration, pour un contribuable qui verse en 2017, 10k€ et en 2019 10k€, il sera contraint de verser la même somme en 2018 uniquement pour que son versement de 2019 soit déduit.

Nous verrons au cours de cette année quels ont été les réels effets de cette mesure.

Contact
Calculer
mes impôts
Je veux
défiscaliser !