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Vins, Forêts, Oeuvres d'art... Ces placements sont-ils intéressants fiscalement parlant ?

Vins, Forêts, Oeuvres d'art... Ces placements sont-ils intéressants fiscalement parlant ?

Lorsqu’on parle d’investissement, on pense souvent à l’immobilier, c'est une valeur refuge que les Français, les investisseurs en général, affectionnent tout particulièrement par son caractère fongible, concret, et surtout rentable.

Autrement, les investissements financiers, relativement liés à la bourse, sont devenus l’alternative la plus courante aux investissements immobiliers, à travers plusieurs supports différents des banques, assurances ou plateformes en ligne.

On le voit aujourd’hui, les marchés sont de plus en plus chahutés et volatiles, avec des valeurs largement surcotées car les investisseurs anticipent de futurs profits ou suivent des tendances.

Cela peut amener à de rapides corrections, notamment dans un contexte particulier comme nous le vivons actuellement avec la pandémie mondiale.

Cela crée un stress important sur les marchés, rendant le travail d’anticipation complexe.

Mais des opportunités existent, même dans les périodes de turbulences, et les investisseurs les plus avertis en sont bien conscients. D’autant plus qu’il existe de nombreux investissements alternatifs, qui sont de très bons outils de diversification, et bénéficient d’avantages fiscaux intéressants. Le vin, les forêts et les œuvres d’art sont de plus en plus suivis par les investisseurs, mais alors quels sont les avantages de ce type d’investissement, et surtout comment investir ?

 

L’investissement en forêt :

Né de la volonté́ de l’État de préserver les forêts françaisesl’investissement forestier est aujourd’hui considéré́ comme une valeur « refuge ». Il y a une vraie volonté de la part de l’État du développement des forêts du territoire, faisant de la France le 3e pays européen en termes de surface forestière et du premier pays européen en termes de stock de bois sur pied. L’investissement forestier s’inscrit dans une optique de diversification de votre portefeuille sur le long terme.

Malgré les épisodes climatiques plus fréquents, la valeur des forêts est en forte croissance ces dernières années (3,5% net en 2018), une progression largement emmenée par l’augmentation du prix du bois.

Et c’est principalement les petites forêts entre 1 et 10 hectares qui animent le marché, avec un nombre de transaction en pleine expansion depuis 2007. Au cours des 20 dernières années, le marché des forêts a ainsi connu une augmentation nette de 3% à 4% par an.

 

Mais alors comment investir et quels sont les avantages fiscaux ?

Deux solutions d’investissement sont possibles, soit l’achat de forêt à titre individuel, soit en passant par un groupement forestier d’investissement (GFI). Quoi qu’il en soit, une réduction d’IR (impôt sur le revenu) est attribuée pour chacune des solutions à hauteur de 18% des sommes investies.

Cet avantage est limité à 5 700 € pour une personne seule et 11 400 € pour un couple.

Cet avantage fiscal existe pour l'achat de parts nouvellement émises, c'est-à-dire à la souscription du GFI. Le rachat de parts existantes de GFI ne vous procure pas d'avantage au titre de l'IR. Autre condition importante, il est nécessaire de conserver son terrain ou ses parts au moins 8 ans, sous peine de requalification fiscale (exception faite pour des cas exceptionnels comme le licenciement, l’invalidité ou le décès du propriétaire).

Ce ne sont pas les seuls avantages fiscaux liés à cet investissement. Il existe d’autres avantages concernant l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) et le droit des successions. Beaucoup d’investisseurs se tournaient vers les forêts à l’époque de l’ISF, et le dispositif reste tout aussi intéressant avec l’IFI. Une exonération de 75% sur la valeur des forêts est donnée au propriétaire, l’exonération peut être portée à 100% si le propriétaire a souscrit au capital du GFI dès sa création.

En cas de donation et de succession, les forêts et parts de GFI sont exonérées à hauteur de 75 % de leur valeur. Cette exonération est immédiate si le propriétaire a souscrit au capital d'un GFI dès sa création et après 2 ans dans le cas du rachat de parts existantes. Les abattements habituels s'appliquent par la suite (100.000 € par enfant...).

 

L’investissement dans le vin :

Souvent appelé « or rouge », le vin est un met culturel, fortement apprécié des français. Il fait partie intégrante du patrimoine français, et c’est donc tout à fait logique que des investisseurs aient cherché à se diversifier sur cet actif.

Auparavant réservé à une clientèle fortunée, cet investissement est désormais beaucoup plus accessible et présente de nombreux avantagesDiversification patrimoniale, rendement intéressant, fiscalité attractiveinvestissement plaisirle vin ne manque pas d’atouts pour séduire les investisseurs. C’est un actif réel, tangible dont la valeur ne peut que croître avec le temps. Les grands crus se distinguent par leur rareté, et le potentiel de plus-value à la revente est important.

Considéré comme un meuble, il est exonéré d’impôt pour toute vente inférieure à 5 000 €. Au-delà, les impôts et prélèvements sociaux seront dus sur les plus-values, avec un abattement de 5% par année de détention au-delà de la deuxième année, amenant à une exonération totale au bout de 22 ans. Il faut néanmoins tenir compte du fait que cet actif n’est pas aussi liquide que des actions par exemple puisque sa revente nécessite un transfert physique de propriété́.

 

Il existe plusieurs façons d’investir dans le vin :

  • Confectionner sa cave à vin personnelle, en achetant directement auprès de commerçants ou producteurs les bouteilles avec un potentiel important, tout en respectant les conditions de conservation.
  • Investir dans des caves patrimoniales, c’est-à-dire confier la sélection, le stockage et la revente des vins à un professionnel. C’est la solution la plus simple pour l’investisseur, qui délègue tout, mais avec des frais de souscription et de gestion.
  • Investir via un fonds d’investissement ; ici c’est le gestionnaire du fonds qui supervise l’ensemble de la gestion financière. 
  • Investir dans un groupement foncier viticole (GVF) : Ces groupements, organisés sous la forme de SCI, collectent des fonds auprès d’épargnants afin d’acheter des parcelles de vignes. Celles-ci seront gérées par un viticulteur pendant toute la durée du bail. Le rendement se situe autour de 3% pour les associés sous forme de loyers, et ils seront imposables au niveau des revenus fonciers (sauf pour les personnes soumises à l’impôt sur les sociétés).

 

L'investissement dans l’art :

Tout comme les solutions précédentes, les œuvres d’art sont un excellent moyen de diversifier son patrimoine, là aussi avec un actif tangible, réel, mais également un caractère émotionnel. C’est un investissement atypique, un investissement plaisir. Le marché de l’art est en pleine croissance ces dernières années, avec des montants records, et plus de 30 milliards de dollars d’échanges mondiaux chaque année.

Niveau fiscalité, ce placement est assez comparable au vin. Également considéré comme un meuble, il n’est pas soumis à l’IFI, et sera exonéré d’impôt pour toute vente inférieure à 5 000 euros. Au-delà, deux options sont possibles :

  • Payer 6,5 % du prix de revente. Cette option est à privilégier si l’œuvre a été détenue peu de temps et que la plus-value est importante.
  • Être imposé sur la plus-value à hauteur de 36,2 %, prélèvements sociaux compris, avec un abattement de 5 % par année de détention, au-delà de la deuxième année. Ainsi, vous êtes exonéré d’impôt au bout de 22 ans. Pour choisir cette option, il est essentiel de conserver une facture d’achat afin de prouver la valeur et la date d’achat.

Enfin, lors d’une acquisition d’œuvre d’art, la TVA est également particulière. Elle est de 20 % du prix d’achat, sauf dans plusieurs cas. Si vous importez une œuvre d’art provenant d’un autre pays, la TVA est de 5,5 %. Il en va de même pour les œuvres achetées en France directement auprès des artistes ou de leurs ayants-droit. Il n’y a pas de taxe à l’exportation lors de la revente d’une œuvre d’art.

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